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dimanche 18 novembre 2007

Les chroniques BIP de Xavier Cravate

Mes chers cohabitants,

Bonjour,

Permettez moi de vous narrer ma journée d’hier, qui, je le sais n’intéresse personne, mais ça va me faire du bien d’en parler.
Après un café tiède et une cigarette bientôt illicite dans ce café où j’ai mes habitudes, je me rendis soudain compte que la vie n’avait aucun sens. Et, par réflexe, je sorti de ma veste, une de ces tablettes de chewing-gum que je garde au fond de ma poche au cas où une angoisse métaphysique me surprendrait. Ils en font des supers maintenant, emballées individuellement dans une petit boîte qui ressemble à s’y méprendre à un paquet de clopes. Ce n’est pas tant que je me sente soulagé en mordant ce petit morceau de pâte verte plutôt que dans le bras du chauffeur de 4x4 qui me klaxonne parce ue je travers le passage îéton trop lentement… ; non, cette fraîcheur mentholée me rappelle l’haleine de Margot, qui avait bien voulu m’embrasser avec la langue en sortant du collège, un soir de mai, qu’elle en soit, ici, publiquement remercier ! Et elle serait bien étonnée Margot, en se promenant dans les rues de Besançon aujourd’hui… Faisant passer la petite boule da ma joue droite à ma joue gauche afin d’homogénéiser mes caries, mon regard s’arrêta sur ce petit panneau qui venait rehaussé une poubelle de la Grande Rue et ainsi intitulé « Un jeu qui accroche la gum », le but est simple, ne pas se décharger de son bubble-gum sur le pavé refait et ainsi provoquer la colère de son compatriote, mais de jouer au morpion ou aux fléchettes avec son chouing sur les affiches prévues à cet effet et qui s’adressent donc aux jeunes en bonne santé, même si j’ai hâte de voir une compétition de lancer de bonbon La Vosgienne ou de pastille Valda. Mais visiblement, je ne suis pas fait pour les jeux d’adresse, puisqu’en visant le centre de la cible, mon petit bout de pâte mastiquée vint se coller sur la vitrine de chez Orange, qui font pourtant de super offre sur les SMS en ce moment… et moi qui n’ai même pas le numéro de Margot…
De retour dans mon chez moi et apaisé de mes envies de morsure, de meurtre, de suicide, et de texto… je fais ce que fait tout bon français bien portant quand il veut s’informer, j’allume Europe1. C’est Jean-Marc Morandini qui nous explique que la grève c’est pour les cons, que c’est pas à la mode et que de toutes façons les français ne sont pas dupes, ils savent bien eux que l’état de la France ne saurait toléré davantage ces maudits conducteurs de trains qui nous entraînent dans la faillite, ce qu’approuvent, d’ailleurs, les auditeurs qui téléphonent, c’est ce qu’on appelle en terme Morandinien « donner la paroles aux citoyens », je me permets de vous signaler que Mr Morandini passe en même temps sur Europe1 que Jean-Pierre Pernaut sur TF1, c’est ce qu’on appelle un dilemme cornélien, la vie c’est pas si facile. Je me permets d’ajouter que ce même Mr Morandini présentait, il y a quelques années, le fameux « Tout est possible », slogan qu’a copié un Très-Bien-Candidat à la présidentielle, dans cette émission, nous avons pu nous délecter des témoignages de Marie, phobique des oiseaux, qui rechigne à l’idée de se faire picorer le globe oculaire par une myriade de corbeaux noirs, ou encore le récit de la vie de Tristan, pêcheur arachidomane, qui ne rechigne pas à se taquiner le goujon en suçant un snickers. Mais que serait l’émission de Mr Morandini sans sa pause musicale, dont je ne résiste pas à l’envie de vous livrer quelques paroles :

Parlons d’abord d’égalité
Egalité des chances, égalité des droits
Pas celle qui plombe à la naissance
Parce que celle-là, c’est chacun pour soi

Parlons aussi fraternité
D’où tu viennes, bienvenue chez moi
En sachant qu’il faut respecter
Ceux qui sont venus avant toi

Non, ce n’est pas un discours de Notre-Très-Bien-Président, c’est une chanson de Michel Sardou. Je continue dans la poésie :

Dire aux hommes qui se sont échoués
Qu’on peut refaire sa vie plusieurs fois
Sans un mot tout recommencer
Se prendre en charge et pas charger l’Etat

J’en connais qui doivent se ronger les ongles Rue de la Banque, ou dans leur F2 au quatorzième étage, ceux qui dansent sur les lacs du Connemara après une bière de trop alors que le conseiller ANPE les attend le lendemain matin, merci de vous levez tôt , de manger du saucisson et de respecter ceux qui était là avant vous… Et puis vient le refrain :

Et puis allons danser pour oublier tout ça
Allons danser, personne n’y croit
Allons danser, même sur n’importe quoi
Mais allons danser, et ça ira

Oui Michel, nous danserons sur n'importe quoi mais pas sur vos chasons qui passent l'envie de se trémousser les gambettes...Et la chanson de se terminer sur ce lancinant « et ça ira » qui me rappelle indubitablement ce monument de la chanson française « ah, ça ira, ça ira ». Mais ce ne sont plus les aristocrates que nous pendrons à la lanterne, mais les recalés du test ADN, les qui se lèvent tard parce qu’ils n’ont pas le sommeil pour se coucher tôt, les chargeurs d’Etat… En coupant ma radio, je pensais à toi, Margot… Viens à Besançon, et je remplacerai les affiches à chewing-gum par des portraits de MM Morandini et Sardou et nous ferons un concours de lancers de dragées Fuca… puis je te tendrai un morceau de chewing-gum à la menthe, sorti de ma poche, puis nous nous embrasserons… et ça ira…
A écouter dans "A jeter sur la voie publique" le deuxième lundi de chaque mois à 17h sur Radio Bip: 96.9 à Besançon et inaudible partout ailleurs


Vous pouvez retrouver sur ce blog un peu de Sardou, c'est ici et .

samedi 7 octobre 2006

Besançon,un festival, de la musique, de la rue et boum !

Besançon, début octobre.
Première edition du Festival des Musiques de Rues.

Au début ça fait peur, on se dit que les harmonies municipales vont envahir nos rues bisontines accompagnées de majorettes aux jupes et idées courtes. On en regrette les fabuleux InsTempsFestifs On se laisse d'abord tenter par Le Pendule, spectacle bruitiste et mécanique, là, on se dit que ça peut être bien sauf qu'on est en salle et de rue il n'y en a point ( passons là dessus, c'est un problème esthétique nous rassure la dir com d'un spectacle programmé...!), par contre, il y a des enfants et ça, c'est insupportable, je ne pose qu'une seule question : comment entendre le bruit d'un soufflet qui se dégonfle quand un enfant crie : ça c'est ma maman à moi ! Une fois l'info passée, il aurait peut-être pu s'abstenir de le répéter quatre fois...
Et puis, on continue la soirée et l'errance dans une friche industrielle( festival de rue recherche rue désespérement) à l'écoute de la Symphonie Mécanique orchestrée par François Delarozière, maitre ès machine de la compagnie Royal Deluxe (dont nous avons tous apprécié la drôlatique reprise de Roman Photo par Gran Reynata à Aurillac en 2005) et Mino Malan, compositeur de la dite symphonie. Et là, c'est le drame: on adore. On se croit dans la visite d'un atelier de musiciens- savants-fou, et nous voilà embarquer dans un concert déambulatoire imprévu, où, entre deux pistons, surgit un musicien du Conservatoire bisontin . L'émotion mécanique, déluge d'inventivité, de rouages et de feu... Un final qui coupe les jambes...Sur le cul, l'intello prétentieux qui pleurerait de voir cette violoniste en duo avec les engrenages. Une heure pour s'en remettre... Et une nuit mélancolo.. (Et un site ici avec des photos et vidéos de cette symphonie mécanique.)

Lendemain.
Mardi Gras Brass Band, plus de mille personnes à vue de nez et toujours les mêmes jetons à échanger contre la bière. Tiens, à propos, allons boire un verre à l'after dans cette usine désafectée sur le même site que la Symphonie Mécanique. Par chance, l'entrepôt est encore ouvert, quelques spectateurs, en attendantla foule au bar, suivent les délires mécanico-musicaux de Lamachine accompagné, pour un boeuf, par un orchestre gnawa. Bonne ambiance, on sent qu'on est resté ouvert pour faire plaisir au public (le spectacle est sur résa, mais là tout le monde peut en profiter), le Grouvagaz (genre de cornemuse géante fonctionant au gaz enflammé) tourne à plein régime... Magnifique ! Ressortons boire un verre, oui laissons nos vélos accrochés à cette barrière devant l'entrée de l'entrepôt. Et dans ce chapiteau où l'on passe des "mp3 de rues" retentit un immense boum à s'en faire trembler le pancréas. Sotir en courant, regarder l'entrepôt de la Symphonie, de la fumée, des gens (toujours eux) qui sortent appeurés, les vitres éventrés et les vélos esseulés. Le Grouvagaz a tremblé plus fort que prévu. Pompiers, police (précédée par le journaliste de l'Est Républicain chargé de la culture), un musicien gnawa hospitalisé (oreille touchée, rien de méchant à priori, attendons d'en savoir plus...) mais tout le monde semble calme, "plus de peur que de mal" dirait la sagesse populaire si elle était là.

Moi, ce qui me fait peur, c'est que l' UMP, en vienne à monter cette histoire en épingle pour attaquer, plus encore, la culture.


PS : J'avais envie d'envoyer un message de soutien à Lamachine, quand je suis passé devant l'équipe, escorté par quatre pompiers pour aller décrocher mon vélo sous les fenêtres qui tombaient. Quand le PasD'Bol devient de la Loose, on en chie...

PPS : Fin de l'histoire, le lendemain sur France Bleu : "Non, non, on a juste réglé le truc un peu fort, on nettoie cet après-midi et ce soir on joue". Et ils ont joué, et on y est retourné...

lundi 6 février 2006

Sur les traces du string de Jouffroy d'Abbans

ATTENTION: Ce post pourra subir des modifications comportant quelques infos sur la chasse, il n'est pas donc pas inutile de le parcourir de temps à autres.

Rendez-vous le 19 Mars 2006, à 13h30 devant l'Office de Tourisme à Besançon

Si vous êtes déjà venus à Besançon, vous avez certainement déjà vu, sur les quais, cette statue du marquis de Jouffroy d'Abbans, inventeur du bateau à vapeur.
Vous vous êtes certainement demandés pourquoi cette boursouflure à l'entre-jambes....!
Eh oui!!! Le marquis a perdu son string et il ne tient qu'à vous de le retrouver...

Comme j'en ai déjà informé certains, j'organise cette chasse au trésor dans Besançon, d'ici quelques semaines (courant février ou courant mars, en fonction des disponibilités des participants). Elle se tiendra un dimanche et durera l'après-midi. Cette chasse au trésor, plutôt facile, est ouverte à tous, et je vous espère nombreux.

En plus du string du marquis, le ou les gagnants se verront remettre un petit cadeau surprise...!

Bien-sûr, je vous conseille de former une petite équipe (sans restriction de nombre d'équipiers), ou de vous ajouter à une qui existe déjà.

Le Marquis a froid, il a besoin de vous!
"J'ai froid d'avant..." pleure-t-il...

Si vous voulez particper, merci de me contacter par commentaires (ci-dessous) ou par mail: zucco2@caramail.com

Plus d'infos dans les jours qui viennent...

INFO_1: Le meilleur moyen de s'entrainer est d'aller faire un tour sur www.malangueauchat.com, rubrique "précédentes énigmes" et de consulter l'énigme ainsi que la solution. Il n'est pas exclu qu'un lien de parenté existe entre ces chasses et celle qui nous préoccupe.

INFO_2: Un indice sera vraisemblablement publié dans L'Est Républicain (Edition de Besançon) du 14 mars.

INFO_3: Un journaliste de l'Est Républicain souhaiterait suivre une équipe lors de la chasse, si certains veulent bien se porter volontaire, merci de me prévenir.



NOMBRE DE PARTICIPANTS INSCRITS: 6